Dopage, il faut se sortir la tête du sable…

Ryder Hesjedal au Grand Prix Cycliste de Montréal en 2012
Ryder Hesjedal au Grand Prix Cycliste de Montréal en 2012

Le dopage dans le sport n’est pas nouveau, mais au Canada on se sent un peu à l’abri des scandales. Pourtant, ça existe et l’un des plus grands cyclistes canadiens, Ryder Hesjedal, qui a avoué s’être dopé en 2003, est l’exemple le plus récent.

Il semblerait que ce soit devenu le nouveau modus operandi, les anciens athlètes dopés, qui, pour se donner bonne conscience, avouent dans leurs biographies leurs torts et demandent le pardon. Ils avouent, bien sûr, leurs torts après le délai de prescription et assurent s’être repentis depuis.

Difficile à croire. Bien souvent, pour ne pas dire toujours, ils attendent d’être acculés au pied du mur et d’être obligés d’en parler. Jamais ils ne prennent l’initiative et, si l’information n’allait pas être publiée par un autre, probablement que jamais nous n’aurions connu le passé de ces athlètes coupables de dopage.

Personnellement, j’ai beaucoup de difficulté à accepter ces aveux et les plates excuses forcées des athlètes. La suspension devrait être automatique : tu triches, tu es banni du sport compétitif. Point à la ligne!

À la base le sport est un moyen de faire bouger les jeunes, de montrer les bons exemples; les athlètes sont des modèles pour la société. Avec toutes les histoires de dopage, ce ne sont que de mauvais exemples dont les jeunes entendent parler, car les histoires de dopage font malheureusement toujours beaucoup plus de bruit et ont plus de répercussions que les succès des athlètes honnêtes et intègres. Les médias et le public en parlent un peu, acceptent les plates excuses et l’histoire tombe vite dans l’oubli.

Quel sort injuste et quelle situation inacceptable pour les athlètes qui ont été honnêtes et fiers de leurs valeurs. Ces athlètes se retrouvent doublement pénalisés, puisque leurs rêves ont souvent été brisés par la faute des tricheurs.

En réaction à ces dernières révélations de dopage au Canada, on apprenait ce matin [5 nov.] que le Gouvernement du Canada, le Comité olympique canadien et le Comité paralympique annonçaient un investissement de 1 million de dollars pour le Centre canadien pour l’éthique dans le sport (CCES). Le CCES lance ces jours-ci une ligne téléphonique anonyme pour recueillir les signalements d’activités de dopage.

Que pensez-vous de ce nouvel outil? Est-ce que ça va améliorer la lutte contre le dopage? N’y a-t-il pas un risque de répréhension pour ceux qui dénonceront en sachant que le milieu sportif canadien est petit et que tout le monde finit par tout savoir?

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