Xinduqiao Town à Litang!

Définitivement le segment le plus beau, le plus le fun et le plus difficile que j’ai roulé depuis mon arrivée en Chine. Un véritable paradis et une expérience inoubliable!

Jour 38 (11 novembre) = Xinduqiao Town à Yajiang (83,5km)
Altitude 3483 m
Ascension totale 1100m
Sommet 4475m

J’ai quand même bien dormi, et ce, à 3500m comme quoi une bonne journée sur le vélo peut garantir une bonne nuit de sommeil! J’ai été obligée de déjeuner dans le noir, car semble-t-il, qu’on coupe l’électricité la nuit, tout comme l’Internet… J’ai mangé un bol de gruau avec du pain et du miel sur la galerie dehors, car il faisait clair mais ce n’était pas chaud pour les mains! Pour être certaine d’avoir assez de réserve et d’énergie pour la journée, j’ai déjeuné une deuxième fois avec du poridge, un oeuf et du pain chinois.

Petite fille cute à l'auberge
Petite fille cute à l’auberge

Il faisait assez froid, autour de 2-3 degrés je pense, mais le soleil était présent et ça ne m’a pas pris trop de temps pour me réchauffer. Les 12 premiers km étaient assez plats, cependant mes jambes étaient fatiguées et lourdes.

La montée commence et en même temps la route se dégrade et devient un mix de roches, sable, trous, bosses et parfois un peu d’asphalte. Je le savais pour l’avoir lu sur certains blogs que mon étape du jour comportait des sections de gravelle. Malgré tout, je monte tranquillement et les jambes ne sont pas si pires finalement et je n’ai pas de symptômes particuliers concernant l’altitude.

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Je grimpe moins longtemps qu’hier, mais je vais plus haut et c’est un petit challenge supplémentaire de naviguer sur cette route hasardeuse. J’atteins le Gore Hill Temple à 4412m plus rapidement que j’aurais pensé et je m’arrête quelques minutes pour prendre des photos et un groupe de touristes chinois m’interpelle en anglais. Ils m’offrent de l’eau et de la nourriture et on discute un peu en prenant quelques photos.

Je repars, une mini-descente et ensuite ça remonte graduellement pour rouler sur un plateau typiquement tibétain pendant quelques kilomètres. Le paysage est vraiment beau et je prends un plaisir fou à rouler sur la route mal en point comme si rien ne pouvait m’arrêter!

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Ensuite, la longue descente s’amorce et ma foi le début est chaotique. La route de ce côté-ci est encore pire que celle que j’ai montée et je me suis fait brassée, j’ai mangé de la poussière, mes sacoches arrière ont eu de la difficulté à rester en place et mes freins se sont usés à la vitesse grand V. Après m’être acharnée, je décide de finir la section « minée » à pied, car de toute manière, je n’allais pas beaucoup plus vite sur mon vélo. Le paysage était magnifique, mais je devais garder les yeux collés à la route pour ma sécurité!

J’ai pu me rattraper pour les 40 derniers km sur de l’asphalte parfaite avec peu de circulation et tout en descente. Une odeur caractéristique de ces longues descentes est celle des freins surchauffés des camions! Il y a même en bordure de la route plusieurs stations pour que les camionneurs puissent faire le plein d’eau, qui, à l’aide d’un système leur permet de refroidir les freins. J’ai particulièrement adoré les 25km de la fin qui descendaient plus graduellement et durant lesquels je pouvais savourer ma journée et profiter du chaud soleil. Je saluais joyeusement les gens que je croisais sur la route et ils me répondaient avec un joyeux Tashi Deli! (bonjour en tibétain)

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Lorsque je suis arrivée en ville, la traditionnelle corvée de devoir trouver une place où dormir m’attendait. Ce n’est pas mon activité favorite, surtout quand les endroits cheap n’acceptent pas les étrangers (en passant c’est de la foutaise cette politique), finalement j’ai trouvé un endroit et j’avais le choix entre un dortoir avec deux gars désordonnés et pas de douche ou une chambre privée avec douche, à peine un peu plus chère, mon choix n’a pas été compliqué à faire!

J’ai fait un petit tour en ville, il y avait autant de policiers que de citoyens! Les policiers n’ont d’ailleurs pas grand chose à faire, ils sont tous sur leurs cellulaires!

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Une bonne douche chaude dans une salle de bain miteuse (on finit par s’y faire, faut croire), un souper simple dans un petit resto près de l’hôtel et un peu d’Internet sur le balcon, car le signal ne se rendait pas à ma chambre!

Jour 39 (12 novembre) = Yajiang à Petit magasin dans village fantôme inconnu (93,2km)
Altitude 4096m
Ascension totale 2716m
Sommet 4659m

J’ai eu une excellente nuit de sommeil. Mon déjeuner habituel depuis quelques jours, gruau, pain, miel et clémentines a été avalé en vitesse dans ma chambre. Je tenais à partir tôt, car la journée me réservait beaucoup de montées et selon certains c’était une journée baromètre dans la grande traversée jusqu’à Lhasa.

Ça grimpe dès le début et mes jambes sont lourdes. Les 10 premiers km de ma journée sont pénibles, je dois m’arrêter souvent. Je suis à l’ombre, donc c’est plutôt frais et heureusement après environ 1h30 de vélo, mes jambes se mettent finalement à coopérer. La route ne devient pas plus facile pour autant, mais le soleil est de la partie et je me sens beaucoup mieux.

Ce petit arrêt aux "roues de prière" a été bénéfique pour moi!
Ce petit arrêt aux « roues de prière » a été bénéfique pour moi!

Ma stratégie est de faire 200m d’ascension, ce qui équivaut à environ 4km, et de prendre une petite pause avant de repartir. La montée est surnommée la « scissors pass » et c’est beau de voir les lacets que je viens de monter! J’essaie cependant de ne pas regarder trop loin devant pour ne pas me démoraliser. Tout va assez bien jusqu’au km 30 où la route devient affreuse pour les quatre derniers km de la montée pour atteindre le sommet de Jianziwan Mountain à 4659m. J’ai eu un mini moment de découragement quand j’ai dû pousser mon vélo pour franchir la première petite montée en gravelle, mais après la route n’était pas trop pire à rouler dans les circonstances.

La vue n’est pas si impressionnante, mais le sentiment du devoir accompli est bien présent, tout comme la fierté d’avoir atteint un nouveau sommet. Je demande au seul touriste chinois de me prendre en photo et comme plusieurs autres, lui aussi est impressionné que je fasse la route seule.

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Je ne m’attarde pas trop au sommet, car contrairement aux autres jours, ce n’est pas de la descente jusqu’au prochain arrêt pour la nuit. Ça descend pendant quelques kilomètres et la route est en si mauvais état que j’opte pour la marche, car c’est le moyen le plus efficace pour me rendre en bas.

Le paysage est grandiose et je vois la route au loin qui serpente entre les chaînes de montagnes sur le plateau tibétain. Je m’arrête souvent pour prendre des photos tellement le décor est beau et presque irréel.

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Une fois la descente périlleuse complétée, je roule pendant une quinzaine de kilomètres sur un terrain roulant avec quelques montées courtes et petites descentes. Je commence à manquer d’énergie et ce n’est pas trop clair où est situé l’endroit où je vais m’arrêter pour la nuit. Il est supposé y avoir quelques truckstops en bordure de la route avec accès à de la nourriture et un hébergement minimaliste. Je vois sur un panneau écrit à la main que la station 135 est située à 26km, un peu plus loin que je pensais, mais là au moins j’ai un objectif en tête.

J’ai rattrapé un cycliste alors que j’étais sur le point de ‘’bonker’’ après 56km, un support moral qui était plus que le bienvenu pour moi. C’était un Chinois, il ne parlait pas anglais et n’avait malheureusement pas l’air de savoir plus que moi où il y aurait des services de base. J’ai dû m’arrêter et manger d’urgence des biscuits et j’ai même sorti les jujubes Clif Shot réservés en cas de défaillance lors de mon séjour en Chine. J’avais prévu rouler entre 50 et 65km selon les informations que j’avais lues sur les blogs. Bref, ma stratégie d’alimentation a fonctionné et je n’ai heureusement pas ‘’bonké’’, car il restait beaucoup de kilomètres à monter. J’étais même plus rapide que mon nouvel ami cycliste dans les montées et par solidarité je l’attendais en prenant des photos. La journée tirait à sa fin et le soleil commençait à disparaître et nous étions toujours au milieu d’un grandiose plateau tibétain sans aucune trace de village à l’horizon.

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Je n’ai jamais vu les indications pour la station 135 et il y a peut-être un endroit où l’on aurait pu avoir à manger en bordure de la route avec des tentes de style militaire, sinon c’était désert!
La route continuait à monter la plupart du temps avec parfois une petite descente de répit. Nous avons atteint 1-2 autres ‘’mountain passes’’, rendue là c’était de la routine et je n’avais qu’une chose en tête à ce moment-là et c’était de manger!

C’était tout un spectacle le coucher de soleil dans ce décor enchanteur et je me suis sentie privilégiée de pouvoir y assister. Nous avons roulé jusqu’à la noirceur et j’ai même dû sortir la lampe frontale pour terminer la descente, car autrement je ne voyais rien!

J’avais cru comprendre du cycliste Chinois que l’on arriverait dans un petit village. Je fus surprise et prise au désarroi de constater que c’était pratiquement un village fantôme. Je n’avais plus la force de continuer à rouler surtout dans la noirceur totale. Il y avait bien un petit bâtiment avec de la lumière et il s’agissait d’un petit dépanneur. Mon ami cycliste demande si on peut dormir chez eux, car nous n’avons pas d’autres options. J’avais failli sortir la tente, mais l’envie de dormir au froid à 4000m ne m’attirait pas vraiment! Le couple accepte et ils nous offrent de l’eau chaude et un siège sur le bord du poêle à bois. Il commençait à faire froid dehors, j’étais déshydratée et complètement drainée de mon éprouvante journée sur le vélo. J’ai englouti un bol de soupe chinoise instantanée et fini de manger mon paquet de biscuits.

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Comme partout jusqu’à maintenant en Chine, il y a du réseau cellulaire! J’ai donc pu donner quelques nouvelles via Wechat à mes parents d’une petite cabane à 4100m d’altitude, quelque part au bout de la Chine. Le Canada devrait prendre des notes!
Quand j’ai demandé où était les toilettes, la dame m’a accompagnée dehors pour me montrer le chemin. En fait, c’était derrière un petit amas de roches au grand air! Ensuite, j’ai rejoint mon lit de fortune, composé d’un matelas posé à même le sol et de quelques couvertures. J’ai regardé la femme faire son rituel de prières avant de se coucher, ici, c’est encore très important pour eux.

Jour 40 (13 novembre) = Petit magasin dans village fantôme à Litang (51,2km)
Altitude 3952m
Ascension totale 770m
Sommet 4718m

J’ai relativement bien dormi, et ce, même si c’était à près de 4100m sur un petit matelas sur le plancher. J’étais surtout bien contente d’avoir dormi au chaud, alors que ce matin il y avait une belle petite couche de neige au sol!

Déjeuner d’abord avec du gruau ce qui semblait étonner le couple et j’ai complété avec une soupe instantanée pour m’assurer d’avoir l’énergie requise pour arriver à Litang en un seul morceau.

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Nous avons pris le temps de faire quelques photos avec le couple avant de partir et de les remercier chaleureusement pour le bel accueil. Encore aujourd’hui, j’ai roulé avec mon nouvel ami cycliste. On a d’abord montés pendant 4-5km avant de descendre vers le, superbe, beau petit village tibétain de Honglong, une douzaine de kilomètres plus loin. J’avais oublié d’enfiler mes gants pour la descente et je me suis gelée les mains!

On a continué à grimper pendant plusieurs kilomètres avant d’atteindre le sommet d’une autre montagne. Une fois de plus, j’étais vraiment plus rapide que mon ami en montée, alors je l’attendais de temps en temps et je me plaisais à prendre des photos. Comme c’est une petite journée ça me dérangeait pas trop de l’attendre, mais je m’imaginais difficilement que quelqu’un pouvait rouler plus lentement que moi en montée, mais semble-t-il que c’est possible!

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Par la suite, nous avons été gâtés par une longue descente d’une quinzaine de kilomètres, le temps de me geler les orteils et le bout des doigts, une chance que le soleil nous a réchauffés un peu. C’était vraiment beau!

Une dernière longue montée nous attendait et l’état de la route était mauvais, comme à chaque fois que les Chinois sont en train de construire un tunnel à travers la montagne, la route de contournement est pratiquement laissée à l’abandon. Je me sentais très bien sur le vélo et encore une fois j’ai rapidement distancé mon partenaire. J’ai vraiment pris goût à ces montées cabossées où il faut rouler intelligemment et savoir quand pousser un peu plus pour passer les obstacles. Le Chinois (je ne connais malheureusement pas son nom) été très impressionné par ma capacité à grimper!

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La vue au sommet nous permettait de voir un beau panorama de l’ensemble de la ville de Litang. Quelques photos à ramener comme preuve de notre passage sur les lieux. J’ai amorcé la descente à pied, car il y avait trop de bosses et je devais ménager mes freins (les plaquettes devront être changées très bientôt).

J’avais le nom de deux auberges en tête et je voulais aller au Peace Guesthouse, mais impossible de trouver, alors on s’est rabattus sur le Potala Inn. Une fois le check-in complété, en sortant dehors je me suis rendue compte que le Peace était sur la même rue quelques mètres plus loin! Trop tard!

J’ai néanmoins eu le plaisir de faire une belle rencontre avec Sam, une fille de mon âge du Yukon. Le monde est petit! J’avais vraiment faim et je suis allée manger un diner tardif dans un restaurant avec spécialités tibétaines et un menu version anglaise. C’était bon et ça m’a fait un bien fou de manger! Une douche dans une autre salle de bain à la propreté limite et j’ai pu relaxer sur mon lit avec le chaud soleil qu’il y avait dehors.

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En soirée, Sam et moi sommes allées au fameux restaurant Tian Tian, reconnu à Litang pour apprécier les étrangers et avec un menu anglais. Pour une rare fois depuis quelques temps, j’ai pu partager différents plats et nos choix se sont avérés délicieux. Ça été le fun d’avoir un peu de compagnie et d’écouter ses histoires de voyage! Litang est la première ville en Chine où je vais et où il y a de nombreux « quêteux ». Personne ne les empêche de venir harceler les clients dans les restos et malgré leur insistance, ils sont repartis sans que l’on ne leur donne rien. La petite marche pour revenir à l’hôtel était frisquette, autant la température le jour avec le soleil est confortable autant lorsque la nuit tombe, le mercure lui descend sous zéro sans avertissement!

Dans la cour derrière l’auberge, il y a un chien qui jappe à l’infini, par chance que j’ai des bouchons!

Jour 41 (14 novembre) = Litang

Je me suis réveillée de bonne heure même si j’aurais bien aimé dormir plus longtemps pour profiter de ma journée de congé. Pour ceux qui l’ignorent, Litang est l’une des villes située le plus en altitude au monde à environ 4000m. Il faisait froid dehors, mais aussi très beau! Je retourne chez Tian Tian pour déjeuner, car j’avais remarqué sur le menu une crêpe aux bananes et je voulais me gâter un peu. Elle était excellente, j’en aurais bien mangé plus d’une si ce n’avait été du prix!

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J’ai cherché un peu la station d’autobus avant de me rendre compte que j’étais en face, ce n’est pas toujours évident dans les petites villes. Je suis allée rencontrer Longlife du Peace Guesthouse, il parle très bien anglais et se révèle une aide très pratique pour les étrangers de passage à Litang qui veulent des infos sur l’autobus. Il m’a recommandé de prendre un minivan et de revenir le voir demain matin pour qu’il puisse parler avec les chauffeurs et me trouver un lift pour Xiangcheng, car il n’y a pas de trajet direct jusqu’à Shangri-La.

J’ai profité de mon temps libre pour me promener dans la ville. Une chose qu’on ne peut pas manquer dans les rues de Litang, c’est définitivement les sangliers qui fouillent dans les égouts pour se trouver à manger. Personnellement, je trouve ça très répugnant, mais là-bas personne n’y prête attention.

J’ai d’abord marché le long de la rue principale avant d’entrer dans le marché où la viande de yak fraîche occupait une place de choix parmi fruits, légumes et autres produits. C’est toujours un véritable plaisir pour moi de passer du temps dans un endroit comme celui-là et de partager un tout petit peu le quotidien des gens de la place.

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Après ma visite au marché, j’ai quitté la ville plus moderne pour me diriger vers le quartier Tibétain et ensuite atteindre le monastère Chode Gompa sur la colline. Une fois arrivée au monastère, un monsieur m’a interpellée en anglais et m’a invitée à m’asseoir avec son groupe d’amis. J’ai passé environ 30-45 minutes avec eux, le monsieur m’a expliqué plusieurs choses intéressantes comme le lien solide qui unit les gens du coin avec le Dalai-Lama et le manque de reconnaissance de sa communauté par le gouvernement chinois. Ça fait seulement six mois qu’il apprend l’anglais et il se débrouille bien, même si parfois je n’arrivais pas à tout saisir le sens de ses phrases.

Vers 12h, une séance de prières s’est terminée et des dizaines de personnes sont sorties. Ils ont tous emprunté le petit sentier qui passe derrière le monastère pour redescendre en ville. C’est un endroit où l’on peut avoir une superbe vue sur la ville. Plusieurs continuaient à murmurer la même combinaison de mots et tournaient leur « roue de prière ».

Une fois de retour au centre-ville, j’ai choisi un petit resto avec des images sur les murs et mon plat s’est avéré très, très bon et aussi épicé!

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J’étais franchement fatiguée de marcher et j’ai pris avantage d’être seule dans le dortoir pour planifier les prochaines semaines de mon voyage. La Chine c’est tellement grand et il y a trop à voir pour le peu de temps qu’il me reste, mais je pense avoir concocté une ébauche de plan intéressante pour la suite!

Un excellent souper avec des ‘’Potato Momo’’, une spécialité tibétaine, que j’ai accompagnée d’une bière! Quelques minutes après que j’aie eu quitté le restaurant, il y a eu une panne d’électricité en ville. L’auberge avait une génératrice, alors j’ai surfé sur Internet encore un peu avant de me coucher sous les aboiements du chien jappeur!

2 732,2km au compteur jusqu’à maintenant et plusieurs cols de 4000m dans les jambes!

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